Un certain nombre de modifications conséquentes
du code d'ECCO ont été discutées au long de
l'année écoulée.
Après un vote en assemblée générale au
mois de mars 2003, à Bruxelles, elles sont éditées
ici (en couleur et en italique pour la version originale) dans
une traduction non officielle. La version originale est jointe de
manière à encourager
vos réactions et révisions éventuelles pour
la version définitive en français.
E.C.C.O.
European Confederation of Conservator-Restorers’ Organisations - site web - http://www.ecco-eu.org/
REGLES PROFESSIONELLE de l'E.C.C.O. (I) - LA PROFESSION
Préambule
Les objets auxquels une société attribue une valeur artistique,
historique, documentaire, esthétique, scientifique ou religieuse
particulière sont appelés communément " biens
culturels"; ils constituent un patrimoine matériel et culturel
pour les générations à venir. Puisque ceux-ci
ont été confiés aux soins du Conservateur-Restaurateur
par notre société, ce dernier a une responsabilité particulière
envers le bien culturel mais aussi envers son propriétaire ou
son responsable juridique, son auteur ou son créateur, le public
et la postérité.
Ces principes contribuent à la sauvegarde de tous les biens
culturels, quels que soient leur propriétaire, leur époque
ou leur valeur même s'ils sont à l'état de fragments.
I. Rôle du Conservateur-Restaurateur
The Conservator-Restorer is a professional
who has the training, knowledge, skills, experience and understanding
to act with the aim
of preserving
cultural heritage for the future, and according to the considerations
outlined below.
Le Conservateur-Restaurateur est un professionnel qui a la formation,
la connaissance, les aptitudes, l'expérience et les facultés
de compréhension pour agir dans le but de préserver les
biens culturels pour le futur et selon les considérations décrites
ci-dessous.
Le rôle fondamental du Conservateur-Restaurateur est
de préserver les biens culturels au bénéfice des
générations présentes et futures. Le Conservateur-Restaurateur
contribue à la compréhension des biens culturels dans le
respect de leur signification esthétique et historique et de leur
intégrité physique.
Le Conservateur-Restaurateur a pour mission l'examen diagnostique, les
traitements de conservation et de restauration du bien culturel et la
documentation de ces interventions.
- L'examen diagnostique consiste à déterminer les matériaux
constitutifs et l'état de conservation du bien culturel, à identifier
ses altérations, leur nature et leur étendue, à évaluer
les causes des dégradations, à déterminer le type
et l'étendue de l'intervention nécessaire a sa préservation.
Il comprend l'étude de la documentation se rapportant au bien
culturel.
- La conservation préventive consiste à agir indirectement
sur le bien culturel, afin d'en retarder la détérioration
ou d'en prévenir les risques d'altération en créant
les conditions optimales de préservation compatibles avec son
usage social. La conservation préventive s'exerce aussi lors de
la manipulation, l'utilisation, le transport, le conditionnement, le
stockage et l'exposition des biens culturels.
- La conservation curative consiste principalement à intervenir
directement sur le bien culturel dans le but d'en retarder l'altération.
- La restauration consiste à intervenir directement sur des biens
culturels endommagés ou détériorés dans le
but d'en faciliter la lecture tout en respectant autant que possible
leur intégrité esthétique, historique et physique.
- Documentation consists of the accurate pictorial and written record
of all procedures carried out, and the rationale behind them. A copy
of the report must be submitted to the owner or custodian of the cultural
heritage and must remain accessible. Any further requirements for the
storage, maintenance, display or access to the cultural property should
be specified in this document.
The record remains the intellectual property of the Conservator-Restorer
and shall be retained for future reference.
- La documentation se compose d'un enregistrement précis d'images
et d'écrits de toutes les actions entreprises et des raisonnements
les fondant. Un exemplaire du rapport doit être remis au propriétaire
du patrimoine culturel ou à son représentant, et doit rester
accessible. Toute exigence complémentaire pour le stockage, l'entretien,
l'exposition ou l'accès aux biens culturels doit être précisée
dans ce document.
Le rapport reste la propriété intellectuelle du Conservateur
restaurateur, et devrat être conservé pour de futures références.
Le
Conservateur-Restaurateur est notamment compétent pour :
- développer des programmes et des études de conservation-restauration.
- apporter conseil et assistance technique pour la conservation-restauration
des biens culturels.
- fournir des rapports techniques sur les biens culturels en excluant
toute appréciation sur leur valeur marchande.
- conduire des recherches relatives à la conservation-restauration.
- contribuer aux programmes d'éducation et d'enseignement.
- diffuser des informations liées aux examens, aux traitements
et aux recherches.
- promouvoir une meilleure connaissance de la conservation-restauration.
II. Education and Training
To maintain the standards of the profession, the Conservator-Restorer's
professional education and training shall be at the level of a university
Master's degree ( or recognised equivalent ) in conservation-restoration.
The training is further detailed in "E.C.C.O. Professional Guidelines
III".
Conservation-Restoration is a complex and rapidly developing field. Therefore,
the qualified Conservator-Restorer has a professional responsibility
to keep up to date with new findings, and ensure that s/he practices
her/his profession in line with current ethical thought. Continuing Professional
Development is further detailed in "E.C.C.O. Professional Guidelines
II".
II. Éducation et Formation
Pour maintenir le niveau de qualité de la profession, la formation
et l'éducation professionnelle du Conservateur-Restaurateur doivent être
de niveau universitaire ou équivalent. La formation est détaillée
dans les directives professionnelles d'ECCO III.
La Conservation-Restauration est un domaine complexe et en développement
rapide. Par conséquent, le Conservateur-Restaurateur qualifié a
la responsabilité professionnelle de se tenir au courant des récentes
découvertes, et de s'assurer qu'il ou elle exerce sa profession
en conformité avec les réflexions éthiques courantes.
La formation continue et le développement professionnel sont détaillés
dans les directives professionnelles d'ECCO II.
III. Différence avec les professions
apparentées
Conservation-Restoration is distinct from related fields (eg art and
crafts ) in that its primary aim is the preservation of cultural heritage,
as opposed to the creation of new objects or maintaining or repairing
objects in a functional sense.
The Conservator-Restorer is distinguished from other professionals
by her/his specific education in conservation-restoration.
Alors que l'artiste ou l'artisan ont pour objectif de créer
de nouveaux objets ou d'entretenir et de réparer les objets
pour leur utilisation fonctionnelle, le Conservateur-Restaurateur a
pour objectif la préservation des biens culturels.
Le conservateur restaurateur se distingue d'autres professionnels par
sa formation spécifique en conservation-restauration.
REGLES PROFESSIONELLE d'E.C.C.O. (II) - LE CODE ETHIQUE
I. Principes généraux d'application du code
Article 1 : Le code éthique énonce les principes, les
devoirs et obligations et le comportement que tout Conservateur-Restaurateur
appartenant à une organisation membre d'E.C.C.O. s'efforcera
de respecter dans l'exercice de la profession.
Article 2 : La profession de Conservateur-Restaurateur constitue une
activité d'intérêt public et doit être exercée
dans le respect des lois et des conventions nationales et européennes,
en particulier celles qui concernent les biens volés.
Article 3 : Le Conservateur-Restaurateur intervient directement sur
les biens culturels, il en est donc personnellement responsable vis-à-vis
du propriétaire et de la société. Le Conservateur-Restaurateur
est en droit d'exercer en toute liberté et indépendance.
Le Conservateur-Restaurateur peut refuser en toute circonstance une
requête qui lui semble contraire aux règles ou à l'esprit
du code d'éthique.
The Conservator-Restorer has a right to expect
that all relevant information regarding a conservation-restoration
project (of any size) is given
to her/him by the owner or custodian.
Le Conservateur-Restaurateur est en droit d'attendre que toute information
pertinente concernant un projet de conservation-restauration (de toute
nature) lui soit fournie par le propriétaire ou le responsable.
Article
4 : Tout manquement aux principes, obligations et interdictions du code
constitue une faute professionnelle et porte atteinte à la
réputation de la profession.
II. Obligations envers les biens culturels :
Article 5 : Le Conservateur-Restaurateur doit respecter la signification
esthétique et historique et l'intégrité physique
des biens culturels qui lui sont confiés.
Article 6 : Lors de ses interventions, le Conservateur-Restaurateur
doit prendre en compte les exigences d'utilisation sociale des biens
culturels en collaboration avec d'autres partenaires de la conservation-restauration.
Article 7 : Lors de ses interventions, Conservateur-Restaurateur doit
appliquer les normes les plus élevées en dépit
de toute opinion personnelle, notamment sur la valeur marchande du
bien. Lorsque des circonstances limitent l'étendue de l'intervention
du Conservateur-Restaurateur, le respect du Code ne doit pas être
compromis.
Article 8 : Le Conservateur-Restaurateur doit prendre en compte tous
les aspects de la conservation préventive avant d'intervenir
directement sur les biens culturels. Il doit limiter son intervention
au strict nécessaire
Article 9 : Le Conservateur-Restaurateur doit chercher à n'utiliser
que des produits, matériaux et procédés qui, correspondant
au niveau actuel des connaissances, ne nuiront pas aux biens culturels
ni à l'environnement et aux personnes. L'intervention et les
matériaux utilisés ne doivent pas compromettre, dans
la mesure du possible, les examens, traitements et analyses futures.
Ils doivent également être compatibles avec les matériaux
constitutifs du bien culturel et être, si possible, facilement
réversibles.
Article 10 : The conservation-restoration
treatment of cultural heritage should be documented in written and
pictorial records of the diagnostic
examination, any conservation / restoration intervention and other
relevant information. The report should also include the names of all
those who have carried out the work. A copy of the report must be submitted
to the owner or custodian of the cultural heritage and must remain
accessible. The record remains the intellectual property of the Conservator-Restorer
and shall be retained for future reference.
Article 10 : Le traitement d'un bien culturel doit être documenté par
un dossier comprenant écrits et images relatifs à l'examen
diagnostique, à toute intervention de conservation et/ou de
restauration et à toutes autres informations pertinente. Le
rapport doit également inclure les noms de tous ceux qui ont
réalisé les travaux. Une copie du rapport doit être
remise au propriétaire ou au responsable du bien culturel et
doit rester accessible. Le dossier demeure la propriété intellectuelle
du Conservateur-Restaurateur et sera conservé pour de futures
références.
Article 11 : Le Conservateur-Restaurateur
ne doit entreprendre que les interventions pour lesquelles il est compétent.
Le Conservateur-Restaurateur ne commence ni ne poursuit un traitement
qui ne soit dans l'intérêt
du bien culturel.
Article 12 : Le Conservateur-Restaurateur doit chercher à enrichir
ses connaissances et compétences dans le but d'améliorer
la qualité de ses prestations.
Article 13 : Lorsque cela est nécessaire ou approprié,
le Conservateur-Restaurateur doit consulter historiens et spécialistes
de l'analyse scientifique et échanger librement avec eux des
informations.
Article 14 : En cas d'urgence, le bien culturel étant en danger
immédiat, le Conservateur-Restaurateur, sans tenir compte de
sa propre spécialisation, doit apporter toute son assistance.
Article 15 : Le Conservateur-Restaurateur doit respecter l'intégrité du
bien culturel. Des arguments valables du point de vue de la conservation,
d'un point de vue historique ou esthétique peuvent cependant
justifier la suppression d'éléments lors de l'intervention.
Dans la mesure du possible, les matériaux enlevés doivent être
conservés. La procédure devra être entièrement
documentée.
Article 16 : Lorsque l'usage social du bien culturel apparaît
incompatible avec sa préservation, le Conservateur-Restaurateur
doit en avertir le propriétaire ou le responsable juridique.
Lorsqu'une reproduction de l'objet est envisagée, le Conservateur-Restaurateur
doit recommander des procédés de reproduction sans danger
pour l'original.
III. Obligations envers le propriétaire ou le responsable juridique
:
Article 17 : Le Conservateur-Restaurateur doit informer avec précision
le propriétaire de l'étendue des interventions requises,
et spécifier les meilleures conditions de conservation du bien
culturel.
Article 18 : Le Conservateur-Restaurateur est tenu à une certaine
discrétion professionnelle. Avant de faire spécifiquement
référence à un bien culturel il convient d'en
informer le responsable juridique.
Article 19 : The Conservator-Restorer should
never support the illicit trade in cultural heritage, and must work
actively to oppose it. Where
legal ownership is in doubt, the Conservator-Restorer must check all
the available sources of information before any work is undertaken.
Article 19 : Le Conservateur-Restaurateur ne doit jamais favoriser
le commerce illicite des biens culturels et doit travailler activement à s'y
s'opposer. Lorsque la propriété légale d'un bien
est douteuse, le Conservateur-Restaurateur doit vérifier l'ensemble
des sources d'information disponibles avant que tout travail ne soit
entrepris.
IV. Obligations envers les confrères et l'ensemble
de la profession
Article 20 : Le Conservateur-Restaurateur doit maintenir un esprit
de respect pour l'intégrité et la dignité de ses
confrères et de l'ensemble de la profession.
Article 21 : Le Conservateur-Restaurateur doit, dans les limites de
ses connaissances, de ses compétences, de son emploi du temps
et de ses moyens techniques, contribuer à la formation des stagiaires
et des assistants. Le Conservateur-Restaurateur est responsable du
suivi du travail confié à ses assistants et stagiaires
et en porte en dernier ressort la responsabilité.
Article 22 : Where work is ( in whole or
in part ) sub-contracted to another Conservator-Restorer, for whatever
reason, the owner or custodian
must be kept informed. The original Conservator-Restorer is ultimately
responsible for the work, unless prior arrangements are made to the
contrary.
Article 22 : Lorsque le travail (entièrement ou partiellement)
est sous-traité à un autre Conservateur-Restaurateur,
le propriétaire ou le responsable doit être tenu informé,
quelque qu'en soit la raison. Le Conservateur-Restaurateur initial
est finalement responsable du travail, à moins que des arrangements
avec effet contraire n'aient été préalablement
pris.
Article 23 : Le Conservateur-Restaurateur doit contribuer au développement
de la profession en partageant son expérience et ses informations.
Article 24 : Le Conservateur-Restaurateur s'efforce de promouvoir une
meilleure connaissance de la profession et doit sensibiliser les autres
professionnels et le public à la conservation-restauration des
biens culturels.
Article 25 : Les comptes-rendus des interventions de conservation- restauration
effectuées sous sa responsabilité sont la propriété intellectuelle
du Conservateur-Restaurateur (soumis aux termes de son contrat de travail).
Article 26 : L'implication dans le commerce des biens culturels n'est
pas compatible avec l'activité du Conservateur-Restaurateur.
Article 27 : When a professional Conservator-Restorer
undertakes work that is outside the scope of Conservation-Restoration,
s/he must ensure
that it does not conflict with this Code.
Article 27 : Quand un Conservateur-Restaurateur professionnel entreprend
un travail qui sort du champ de la Conservation-Restauration, il doit
s'assurer qu'il n'est pas en conflit avec ce code.
Article 28 : To maintain the dignity and credibility
of the profession, the Conservator-Restorer should employ only appropriate
and informative
forms of publicity in relation to her/his work. Particular care should
be exercised in relation to Information Technology ( IT ) in order to
avoid the dissemination of inappropriate, misleading, illegal or unauthorised
information.
Article 28 : Pour contribuer à la dignité et la crédibilité de
la profession, le Conservateur-Restaurateur doit se tenir à des
formes de publicité informatives en rapport avec son activité.
Lors de l'utilisation des technologies de l'information, un soin particulier
doit être porté afin ne pas risquer de diffuser des informations
inappropriées, erronées, illégales ou interdites.
REMERCIEMENTS
La Confédération Européenne des Organisations de
Conservateur-Restaurateurs (E.C.C.O.) a préparé les orientations
professionnelles d'E.C.C.O.. en se basant sur l'étude des documents
d'organisations nationales et internationales qui s'occupent ou non de
conservation.
Le "Conservator-restorer: a definition of the profession" (ICOM-CC,
Copenhague 1984) a été le premier document adopté par
E.C.C.O.
REGLES PROFESSIONELLE d'E.C.C.O. (III) - LA FORMATION
CONDITIONS REQUISES POUR L'ENSEIGNEMENT DE LA CONSERVATION-RESTAURATION
I. Objectifs de l'enseignement
L'enseignement s'appuie sur les normes éthiques les plus élevées
de la profession qui ont pour objectif de respecter le caractère
original du bien culturel et sa signification artistique, historique,
scientifique, spirituelle, ou religieuse.
A l'issue de leur formation, les diplômés doivent être
capables dans leur travail d'avoir le sens des responsabilités
dans le domaine de la conservation-restauration des biens culturels,
notamment pour les interventions techniques, scientifiques et artistiques
les plus spécialisées. Ils doivent être également
capables de collaborer avec toutes les professions impliquées
dans la préservation des biens culturels.
Les diplômés doivent aussi être capables de mener
une recherche indépendante dans le domaine de la conservation-restauration
et de l'histoire des techniques.
L'enseignement a aussi pour but de développer toutes les autres
capacités du conservateur-restaurateur conformément à la
définition de la profession qu'en donne ECCO.
II. Mode de formation
The minimum level for entry into the profession as a qualified Conservator-Restorer
should be at Master's level (or recognised equivalent). This should
be achieved by a period of full-time study in conservation-restoration
of no less than 5 years at a university (or at a recognised equivalent
level ) and should include well-structured practical internships. It
should be followed by the possibility of study to PhD level.
Both theoretical education and practical training are of high importance,
and should be organised in good balance. After successful completion
of a final examination the candidate is awarded a degree or diploma.
A reference to the specialisms studied should be given.
Depending on national situations, it may also be relevant to assess
professional practice to confirm the conservator-restorer's ability
to work, ethically and competently in his/her specialism.
Le niveau minimum pour l'accès à la profession de conservateur
restaurateur qualifié devrait se situer au niveau du mastère
(ou reconnu équivalent). Ceci devrait être réalisé par
une période d'étude à plein temps dans la conservation-restauration
d'au moins 5 années dans une université (ou à un
niveau identifié équivalent) et devrait inclure des stages
pratiques bien-structurés. Il devrait être suivi de la
possibilité d'étude au niveau de doctorat.
Un bon équilibre doit être maintenu entre l'éducation
théorique et l'exercice de la pratique qui sont de la plus haute
importance. Après avoir satisfait aux conditions d'examen finaux,
le candidat doit être récompensé par un diplôme
ou un grade. Une référence à la spécialité étudiée
devrait être faite.
Selon les particularités nationales, il peut être pertinent
d'exiger une pratique professionnelle supplémentaire afin de
confirmer les aptitudes éthiques et les compétences à travailler
dans sa spécialité.
III. Formation pratique
La formation pratique doit comporter le traitement d'objets originaux
jugés particulièrement appropriés aux démonstrations
didactiques. Les objets choisis doivent fournir le matériau
pour un dossier d'étude bien documenté comprenant un
examen technique, un diagnostic et le traitement qui en découle.
Dès le début de leur formation, de tels dossiers d'étude
font comprendre de façon tangible aux étudiants le problème
unique que pose chaque objet. Par ailleurs les dossiers d'étude
permettent d'intégrer au mieux tous les aspects théoriques,
méthodologiques et éthiques de la conservation-restauration
dans la formation pratique.
L'étude et la pratique des techniques artistiques anciennes
et des procédés de fabrication des matériaux artistiques
sont encouragés pour qu'ils aident à une plus grande
compréhension des aspects physiques, historiques et artistiques
des biens culturels.
IV. Instruction théorique
L'équilibre entre sciences exactes et sciences humaines est
indispensable à l'instruction théorique.
Les sujets théoriques doivent être choisis en fonction
de leur appartenance au domaine de la conservation-restauration et
peuvent comprendre :
- les principes éthiques fondamentaux de la conservation-restauration.
- les sciences (ex : chimie, physique, biologie, minéralogie,
théorie des couleurs),
- les sciences humaines (ex : histoire, paléographie, histoire
de l'art, archéologie, ethnologie, philosophie, esthétique),
- l'histoire des matériaux et des techniques artistiques en
y incluant la technologie et les procédés de fabrication,
- l'introduction aux causes des détériorations,
- l'exposition et le transport des biens culturels,
- la théorie, les méthodes et les techniques de conservation
préventive et de conservation curative,
- l'introduction aux procédés liés aux reproductions
des objets d'art,
- les méthodes de documentation,
- Les méthodes de recherche scientifique,
- Histoire de la conservation-restauration,
- Legal issues (eg professional statutes, cultural heritage law, insurance,
business and tax law)
- Problèmes de droit (par exemple statuts professionnels, loi
sur le Patrimoine culturel,, assurance, affaires et d'impôts)
- Management (collections, staff and resources)
- Gestion (collections, personnel et ressources)
- Health and Safety (including environmental issues)
- Hygiène et sécurité (problématiques environnementales
y compris)
- Communication skills (including Information Technology)
- Compétences en communication (technologie de l'information
y compris)